mercredi 20 février 2013

LES POISSONS


La connaissance halieutique des poissons a progressé, notamment grâce à la pisciculture. Un bon pêcheur doit être capable d'utiliser ses connaissances à bon escient.
Le patrimoine piscicole de la France est l'un des plus riches d'Europe, et il donne au pêcheur l'occasion de rencontrer des espèces extrêmement variées.
La pêche au coup permet de se frotter essentiellement aux poissons blancs mais parfois, par hasard, aux quelques carnassiers qui peuplent nos plans d'eau et nos rivières.

1.Les principaux poissons blancs :



Ce sont essentiellement des cyprinidés, parmi lesquels nous trouvons, par ordre alphabétique et parmi les plus connus :
L'ablette : petit poisson de surface aux écailles argentées, qui vit dans les rivières, les canaux, les lacs et les gravières où l'eau demeure toujours propre.

Taille:12 à 15 cm (jusqu'à 25cm)
Poids:5 à 20 g (jusqu'à 250g)

L'anguille : serpentiforme, qui pond en mer et dont les petits reviennent en eau douce pour se développer. Cette espèce est l'une des plus originales dans la mesure où elle vit en eau douce et migre sur plusieurs milliers de kilomètres pour frayer, vers la côte est des Etats Unis, la mer des Sargasses. Les femelles pondent à une profondeur d'environ 400 mètres, et les larves qui survivent sont portées vers les côtes européennes par les courants, pendant 2 à 3 ans. A cet âge on les appelle des civelles ; elles remontent les fleuves par les estuaires et se dispersent dans les cours d'eau. Elle appartient à la famille des anguillidés.

Taille:30 cm à 1m (jusqu'à 2 m)
Poids:300 g à 2 kg (jusqu'à 3.5kg)

La brème : dorée ou bordelière, elle préfère les eaux calmes et plus chaudes. Elle est peu exigeante et tolère même des niveaux de pollution assez prononcés. Dans bien des canaux, elle a détrôné le gardon. On peut d'ailleurs trouver des hybridations avec le gardon.

Taille:20 à 50 cm (jusqu'à 70cm)
Poids:500 g à 2 kg (jusqu'à 6kg)

La carpe : si on fait abstraction du silure, elle représente le plus gros poisson qu'il nous soit donné de capturer à la ligne. En effet, la carpe est l'un des plus gros cyprinidés connus.
Taille:40 à 60 cm (jusqu'à 1m)
Poids:2 à 8 kg (jusqu'à près de 40 kg)

Le gardon : il est l'un des poissons les plus communs d'Europe et on le trouve dans la plupart des eaux. Il constitue le poisson de base pour la pêche au coup. Il n'est pas toujours très facile de reconnaître un gardon, compte-tenu des hybridations fréquentes de cette espèce avec le rotengle et la brème.
Taille:15 à 20 cm (jusqu'à 45 cm)
Poids:200 g (jusqu'à 2 kg)

Le goujon : inconditionnel des eaux très propres, il s'est considérablement raréfié. Le courant n'est pas une obligation absolue puisqu'on le trouve dans des gravières aux eaux fraîches et limpides.
Taille:10 cm (jusqu'à 25 cm)
Poids:10 à 50 g (jusqu'à 220 g)

La tanche : c'est un poisson puissant et massif, aux couleurs nobles à dominante vert-bronze et aux reflets dorés qui en font l'une des plus belles espèces de nos rivières. Elle passe pour être timide, elle aime les endroits calmes avec des herbiers, et ne manifeste jamais sa présence de façon bruyante ou spectaculaire.
Taille:25 à 35 cm (jusqu'à 65 cm)
Poids:500 g à 1 kg (jusqu'à 5 kg)

2.Les carnassiers :

Puisque les carnassiers sont fréquemment attirés par l'activité du coup, il est alors courant d'en prendre à la ligne. Ils se nourrissent essentiellement de proies vivantes, et tous les poissons énumérés précédemment notamment les jeunes, peuvent entrer dans leur régime alimentaire.


Le brochet : il est considéré comme le roi des carnassiers (''requin d'eau douce'') par sa puissance et sa combativité. Il se rencontre dans toute l'Europe. En général, on le trouve dans les endroits calmes, car il s'adapte très mal aux petits canaux à forte navigation et aux rivières à débit soutenu. Par sa présence, il contribue à éliminer les poissons malades ; il participe donc activement à l'équilibre naturel du biotope aquatique.

Taille:50 cm à 1 m (jusqu'à 1.5 m)
Poids:1.5 à 8 kg (jusqu'à 20 kg)

La perche : on la reconnaît facilement à ses couleurs zébrées et à la beauté de ses nageoires. Résistant aux grands froids, elle reste active toute l'année. Elle peut souffrir de nanisme, principalement dans les petits étangs, si elles se trouvent en trop grand nombre. Au bout de 10 ans, une perche peut atteindre 1 kg.

Taille:15 à 35 cm (jusqu'à 50 cm)
Poids:200 à 300 g (jusqu'à 4kg)

Le sandre: originaire des pays d'Europe centrale, il a été introduit avec succès en France vers 1945, même s'il entre très souvent en concurrence avec le brochet dont il restreint la croissance et l'expansion. On trouve aujourd'hui ce carnassier dans les fleuves et les rivières calmes et dans les grands plans d'eau du nord de la Loire et du centre.

Taille:40 à 80 cm (jusqu'à 1.3 m)
Poids:jusqu'à 15 kg

3.Les poissons records :

POISSONSANNEELIEUPOIDS
Ablette1980Hautes-Alpes0.265 kg
Anguille1981Paris4.7 kg
Barbeau1984Essonne7.2 kg
Black-bass1992Gard3.6 kg
Brème1993Bas-Rhin5.7 kg
Brochet1993Eure24 kg
Carpe1981Seine-et-Marne37 kg
Chevesne1994Var3.51kg
Gardon1980Pas-de-Calais2.4 kg
Goujon1993Gironde0.220 kg
Perche1995Tarn2.690 kg
Rotengle1995Aveyron1.724 kg
Sandre1992Côte D'or13.950 kg
Saumon1974Allier16.5 kg
Tanche1995Meuse4.45 kg
Truite Fario1985Lozère14.3 kg kg
Truite arc-en-ciel1982Eure-et-Loir7.475 kg

Tableau des records 'La Pêche et les Poissons-sept 1995'.






Les silures, espèce en pleine expansion, peuvent atteindre plus de 150kg.

L'AMORCE


Qu'est-ce qu'une amorce ?
L'amorce est un composé de plusieurs éléments (farine, chapelures, tourteaux...) qui sert à attirer le poisson en un lieu donné, afin de le pêcher sur ce lieu d'amorçage. Sachant à quel endroit va se trouver le poisson sur un fond invisible pour nous, on peut donc dire que l'amorce est un peu ''l'œil du pêcheur''.
En théorie, n'importe quelle amorce peut prendre n'importe quel poisson. Pourtant, la diversité naturelle de la gent aquatique est telle que certaines règles doivent être observées.
Ainsi, si beaucoup de poissons blancs sont apparemment identiques, les uns ne vivent cependant pas comme les autres. L'ablette, par exemple, ne se nourrit pas de la même façon qu'une brème, leur bouche étant "construite" différemment. Ayant la bouche tournée vers le haut, l'ablette va plutôt naturellement chercher sa nourriture vers la surface alors qu'au contraire, la brème ayant la sienne orientée vers le bas aura tendance à se nourrir sur le fond. (Voir dessin ci-dessous).
C'est pourquoi, sans pour autant employer des produits grandement différents les deux poissons pouvant manger à peu près la même chose la conception d'amorce doit toujours être préparée selon qu'on s'adresse à un poisson évoluant dans la couche supérieure de l'eau (l'ablette, ...) ou à un autre vivant principalement sur le fond (brème, …).


Granulométrie :
En règle générale, on utilise une amorce à grosses particules pour le fond et une amorce à plus petite granulométrie pour la surface. Si on peut, à la limite, utiliser une "grosse" amorce en surface et une amorce à fines particules sur le fond, il devient par contre très difficile, voire impossible, de pêcher en surface avec une préparation très collante et lourde. C'est avant tout un problème de poids.
L'amorce de surface, pour bien travailler à cet étage supérieur de l'eau, ne doit jamais ni trop coller de façon à éclater en surface et y rester, ni être trop lourde pour ne pas descendre rapidement.
Bien au contraire, l'amorce de fond demande un minimum de collant et de lourdeur pour, à la fois, descendre rapidement et bien tenir, tout en travaillant le plus longtemps possible.


Collant :
L'amorce doit être d'autant plus collante que la profondeur de pêche est importante et/ou le courant plus ou moins soutenu, tout simplement, et c'est normal, afin que les boules d'amorce se délient dans le temps au lieu de s'ouvrir instantanément, lâchant toutes les particules au gré du courant.
Mais attention! Collant ne veut pas dire boules indestructibles au fond de l'eau... ;-) .Le rôle premier de l'amorce est de travailler afin d'attirer le poisson sur le coup de pêche. Il faut donc, en général, avoir une amorce qui travaille en plusieurs temps. C'est ici qu'intervient, outre les produits collants constituant la préparation, le serrage des boules.
Prenons l'exemple de 10 boules d'amorce à jeter : 4 seront fortement serrées, 4 autres le seront moyennement et les 2 dernières presque pas; ainsi, les 4 premières tiennent bien le fond, se délient et libèrent les esches au bout d'une demi-heure, les 4 suivantes le font au bout d'un quart d'heure et les deux dernières éclatent rapidement.



Couleurs :
Amorces claires ou sombres?
En général, une amorce de couleur sombre attire davantage les poissons de petite et moyenne tailles et semble avoir moins d'attrait pour les gros sujets (sauf en pêche difficile).
Au contraire, une amorce de couleur claire tente surtout les beaux poissons (brèmes), mais ne maintient que très modestement dans le temps les sujets de taille inférieure.
Effet du hasard, produits miracles? Ni l'un, ni l'autre. Prenez par exemple un gardon dans une rivière où le fond est brun-noir : il a le dos noir. Placez ce même gardon dans un bassin où l'eau est verte : deux heures plus tard il a le dos vert. POURQUOI ?
Tout simplement par phénomène de mimétisme avec son nouvel environnement et le nouveau fond. N'apparaissant plus comme une tâche au fond, il devient ainsi une proie moins facilement repérable par les carnassiers.
Le simple fait, donc, d'être en désaccord avec le milieu (en l'occurrence, tâche noire sur fond clair) rend le poisson peureux et peu enclin à rester tranquillement sur la zone d'amorçage, sauf si... ce poisson a une taille assez respectable pour ne pas risquer l'attaque d'un brochet ou d'un sandre.
En partant de cette constatation, on comprend aisément qu'une amorce de couleur claire sélectionne avant tout, le gros poisson par crainte des plus petits, et qu'une amorce foncée intéresse davantage les petits sujets.



Senteur :
Prétendre qu'on comprend et que l'on sait réellement pourquoi telle ou telle odeur, ou arôme, plaît davantage à tel ou tel poisson ne serait pas sérieux. Dans ce domaine, on ne peut faire que des constatations servant de base et de référence.
Ainsi, on a pu observer qu'un produit riche en vanille donne d'excellents résultats avec le gardon. La cannelle et ses dérivés sont plus efficaces que tous les autres pour la brème. De même, la fraise supplante actuellement le plus souvent n'importe quel parfum pour attirer la carpe.
En tout état de cause, bien que l'on puisse allécher du poisson avec une amorce sans parfum, il est indéniable que l'ajout d'un arôme permet, en bien des cas, d'attirer et de retenir plus durablement le poisson sur la zone de pêche.

Effets nutritifs :
Une fois le poisson sur le coup, il faut savoir le garder.
En présence de poissons qui ne s'alimentent pas ou peu, l'amorce doit être relativement pauvre. Composée de produits peu nourrissants (coprah, ...), elle doit cependant travailler constamment, afin de fixer l'attention du poisson pour qu'il reste dans la zone d'amorçage.
En revanche, lorsque les poissons s'alimentent normalement, notamment aux beaux jours, l'amorce doit être composée en grande partie de produits nourrissants et riches comme le tourteau de maïs ou le PV1, de produits à base de sucre comme les biscuits ou de la chapelure de pain.

Pour résumer, on choisit une amorce :

  • en fonction de l'eau (profondeur de pêche, courant, fond vaseux, ...)




  • en fonction des poissons recherchés.

LE MATERIEL


Le matériel utilisé pour la pêche au coup est d’une grande variété . Un très bon équipement est relativement onéreux; il est néanmoins possible d’acquérir du matériel progressivement. Outre le matériel de base, le panier siège est un accessoire indispensable du pêcheur au coup; il permet un rangement efficace des lignes et du petit matériel.
Nous détaillerons ici l'ensemble du matériel nécessaire surtout pour la pêche à la grande canne.


1: Les cannes.


On trouve dans le commerce de nombreux modèles de cannes au coup, et même si la tendance était il y a quelques années au gigantisme (17-18 mètres), on revient peu à peu dans les limites du raisonnable (limitation des cannes à 14.5 mètres en compétition). Il existe deux types de cannes : les cannes télescopiques et les cannes à emmanchements.



Les cannes télescopiques :
On utilise généralement des modèles télescopiques lorsque les distances de pêche sont faibles (inférieures à 5 ou 6 mètres), elles offrent un grand confort et sont faciles à ranger et à transporter. Elles sont surtout adaptées aux pêches de vitesse (en bordure des petits poissons) ou en barque. Elles s’avèrent inconfortables dans les grandes tailles surtout en présence de vent.

Les cannes à emmanchement : 
Ce type de canne est utilisé dès que la longueur dépasse 7 mètres. Parfaitement équilibrées, les cannes à emmanchement ont une taille adaptable aux conditions de pêche ; on peut ne monter que les brins (éléments) nécessaires et obtenir ainsi la longueur désirée.

Le matériau :
Les cannes en bambou, lourdes et encombrantes, et les cannes en fibre de verre, peu maniables au-delà de 6 mètres, sont peu à peu à reléguer au chapitre des souvenirs. Aujourd’hui, la structure et les performances du carbone expliquent le développement et la part prépondérante qu’il occupe dans la fabrication des cannes modernes. Il offre un compromis idéal entre coût de production et confort de pêche, au détriment du Kevlar qui est peu à peu abandonné pour cause de conception trop onéreuse.
Une des caractéristiques essentielle de la fibre de carbone est son module (d’Young), une valeur chiffrée, résultat du rapport :

module = (résistance à la traction) /allongement
exprimé en Giga Pascal (GPa)
Plus le module est élevé, plus le matériau est rigide. Les fabricants actuels de cannes utilisent principalement 5 types de module de carbone :
AbréviationDésignationModule (exprimé en GPa)
HR
Haute Résistance
230
MI
Module Intermédiaire
300 à 350
HM
Haut Module
400
HMS
Haut Module Supérieur
450 à 600
THMS
Très Haut Module Supérieur
650 et +

On retrouve dans cette classification la distinction faite entre carbone et graphite : les fibres de carbone étant les fibres de caractéristiques mécaniques moyennes et les fibres de graphite, les fibres à haute performance.
Les matériaux que nous venons d’énumérer se présentent sous la forme de filaments microscopiques (de quelques microns de diamètre) rassemblés en fibres. Pour rendre ces fibres performantes, il est indispensable de les associer à un liant : la résine d’imprégnation, dont le rôle est d’unir tous ces fils, d’assurer la répartition des forces, et de les protéger contre le milieu extérieur.

Le couple :
Le poids est important, le couple l’est davantage ! Produit du poids total de la canne (exprimé en kg) x la distance (exprimée en mètres) qui sépare le point d’équilibre (ou ’’centre de gravité’’) à l’extrémité du talon de la canne. Il se mesure en [mètres/kg]. Pour une longueur donnée, plus le couple est faible, ou concrètement plus le point d’équilibre est proche de la main du pêcheur, plus la canne est confortable.




l x poids de la canne = COUPLE en [m/kg]

Un procédé de fabrication :
Le procédé Viper Process, développé par GARBOLINO, a permis au fabricant français de générer des produits aux caractéristiques de très haut niveau.
Aujourd’hui, pour toutes les cannes au coup, l’association de multiples perfectionnements avec nappes carbones unidirectionnelles ultra-légères permettent au procédé Viper Process d’obtenir :
- des cannes beaucoup plus rigides à longueurs égales,
- des cannes plus légères et plus fiables à profil constant.



Le prix :
Une canne de haut niveau coûte aujourd’hui entre 10 000 et 20 000 FF. Cependant, il est tout à fait possible d’obtenir de bons résultats avec une canne moins onéreuse; de plus, depuis quelques années, le prix des grandes cannes diminue à mesure que leurs qualités techniques augmentent.

Le scion :
Le scion est la partie la plus en avant de la canne. C’est un élément essentiel pour la réussite d’une partie de pêche. De nos jours, le système le plus performant consiste à utiliser des scions creux à élastique intérieur monté sur un ou plusieurs brins, le tout combiné avec une échelle (réserve) permettant de régler la tension de l’élastique ou pour renouveler la partie d’élastique abîmée, et une tulipe (embout) en téflon pour assurer à l’élastique une glisse optimale. Il est également conseillé d’utiliser un lubrifiant pour une pleine efficacité de l’élastique. L'élastique intérieur est en général plein mais pour la pêche des gros poissons (carpes en particulier), il est préférable d'utiliser un élastique creux (d’apparition récente).


2: Les flotteurs.

Il y a encore une dizaine d’années, les compétiteurs fabriquaient eux-mêmes leurs propres flotteurs. Non pas qu’ils aient eu un goût immodéré du bricolage mais simplement parce qu’ils ne trouvaient pas, chez les détaillants, de modèles pouvant convenir à leurs exigences. La technologie aidant, les distances de pêche ont considérablement augmenté et un pêcheur de concours doit désormais disposer d’une gamme extrêmement large de flotteurs (il doit savoir pêcher tout aussi efficacement les petits poissons en bordure que les grosses brèmes à 14 m). 
Un flotteur est avant tout déterminé par son poids et sa forme. Ce sont ces deux paramètres qui indiquent son utilisation optimale même si, nous le verrons plus loin, d’autres critères permettent d’affiner ce choix (diamètre, couleur et matériau de l’antenne, longueur et nature de la quille). Pour résumer, disons qu’on ne pêche pas l’ablette sous la surface et la carpe par 4 m de fond avec le même flotteur.4 formes principales :
Même si l’imagination des fabricants, souvent conseillés par des champions d’ailleurs, a permis de voir apparaître sur le marché des dizaines de formes de flotteurs, on peut simplifier sans grand risque en disant qu’on distingue quatre grands types de formes de flotteurs : les flotteurs effilés, les formes ‘poire’ (ou goutte d’eau), les flotteurs ‘boule’ et les plats.
Les flotteurs effilés : ces flotteurs très allongés, et donc en général très fins, sont utiles dans les pêches difficiles et, le plus souvent, sur des pêches de petits poissons. Leur forme n’oppose qu’une faible résistance à l’enfoncement ce qui permet de pêcher avec des esches (appats) fragiles. En revanche, le corps de ces flotteurs, forcément très long, ne permet pas de les utiliser dans les courants assez soutenus et ils sont donc réservés aux eaux calmes (étangs, canaux ou rivières très lentes).
Les flotteurs ‘poire’ :ce sont les flotteurs passe-partout par excellence. Leur corps, légèrement renflé à la base, leur donne une bonne stabilité, y compris dans des courants moyens, mais permet également de pêcher sans problème en étang, s’il y a du vent, et même en rivière ou en lac de barrage, dans les plus grandes tailles.
Les flotteurs ‘boule’ :selon les régions, il est évident que ces flotteurs seront plus ou moins utiles. Ils sont prévus pour pêcher dans les rivières rapides, et surtout dans les grands fleuves puissants (Loire, Seine, Rhône). Leur forme, très trapus, leur donne la stabilité nécessaire et, dans les grandes tailles (jusqu'à 20 g), ils permettent de pêcher très lourd et c’est souvent la seule solution pour parvenir à tromper les très gros poissons de ces eaux (gros gardons, brèmes et carpes). Ils peuvent également être utilisés en eaux plus ou moins calmes lorsque l’on recherche les beaux poissons.
Les flotteurs ‘plats’ :d’apparition récente, ces flotteurs sont particulièrement intéressants pour la pêche en rivière, surtout lorsqu’il faut pêcher lourd. Leur forme, en effet, n’oppose que très peu de résistance au courant, ce qui permet de présenter le plus naturellement possible une esche sur le fond.

Les quilles :
Une longue quille apporte une stabilité incomparable et la tendance, ces dernières années, va vers un allongement significatif de ces quilles. Le métal, par sa densité, est toujours le plus utilisé mais on trouve également des quilles en carbone, parfaitement rigides, et des quilles en fibres de verre, elles aussi très stables.

Les antennes :
L’antenne est un élément prépondérant dans le choix du flotteur. En action de pêche, elle reste le seul lien visuel avec le pêcheur. C’est elle qui indique la touche. Elle doit être parfaitement visible mais, dépassant trop hors de l’eau ou étant d’un diamètre trop important, elle va trop résister à l’enfoncement du flotteur et le poisson peut alors sentir le piège. Il faut toujours chercher le bon compromis visibilité/sensibilité.
Pour cela, si le matériau utilisé a son importance (métal, carbone, fibre de verre), des études récentes ont prouvé que c’était surtout le diamètre de l’antenne qui entrait en jeu. On s’est rendu compte que ce qui faisait l’extrême sensibilité des antennes métalliques, c’était surtout la possibilité qu’offrait ce matériau de réaliser de très fines antennes, plus que la densité du métal.
Cela permet donc de considérablement simplifier le choix des antennes puisqu’il suffit désormais de se préoccuper de leur diamètre pour ajuster la sensibilité de la ligne.
Remarque : Les antennes en fibre de verre, quoique teintées dans la masse, laissent passer la lumière, ce qui est intéressant lorsqu’on pêche face au soleil.

Le corps :
Le corps des flotteurs modernes est souvent réalisé en polystyrène extrudé en polyuréthane ou en balsa .


3: Le petit matériel.

La pêche au coup à haut niveau exige de disposer d’un matériel impeccable et parfaitement sélectionné.Le nylon :
Trois critères permettent de sélectionner et de comparer les performances des nylons de pêche : sa résistance [kg], son diamètre [en centièmes de mm] et son allongement [en %]. On définit aussi la résistance absolue [kg/mm²] qui est le rapport entre la résistance et la surface réelle du nylon.
Il est évident que plus la résistance absolue est élevée, meilleur est le nylon (le must aujourd’hui a une R.A. aux alentours de 110 kg/mm² ).

Les plombs :
Le plomb est un élément important car c’est lui qui détermine la présentation de l’esche. Son rôle est d’équilibrer le flotteur. Si la disposition et le poids total de la plombée interviennent en priorité, le centrage sur la ligne est également un point important.
Une série de plombs parfaitement centrés limite les phénomènes de vibrations qui peuvent se transmettre au niveau de l’hameçon et, dans des conditions difficiles, provoquer des refus de la part des poissons. La dureté des plombs est aussi déterminante : un plomb mou se déplace facilement sur la ligne et ne l’endommage pas (un plomb trop dur peut facilement cisailler des nylons, surtout ceux de faibles diamètres).

Les hameçons :
La plupart des hameçons modernes sont fabriqués en acier haute performance qui confère à la pointe un piquant et une résistance de très haut niveau (il faut savoir que plus un hameçon est piquant, moins il blessera les poissons).
La plupart des hameçons sont aussi pourvus de micro-ardillons par souci de respect des poissons. Il existe aussi des hameçons sans ardillons qui ont le grand avantage de moins endommager les esches fragiles (vers de vase).
Le choix d’un hameçon s’effectue sur sa taille (du n° 30 au n° 10), sur sa section de fer, sur sa couleur, sur la longueur de sa tige et bien sûr en fonction de l’esche et du poisson recherché .

C'est quoi la pêche au coup ?


La pêche au coup se définit comme la façon de capturer des poissons à un endroit déterminé appelé coup sur lequel, par l’amorçage, le pêcheur les a attirés. La pêche au coup peut donc apparaître comme statique mais, en fait, elle relève de l’application de techniques et de stratégies et demande un sens de l'eau particulièrement aiguisé.
Elle regroupe, entre autres, la pêche à la grande canne, à l’anglaise, à la bolognaise, à la franglaise, en plombée…
La pêche au coup est pratiquée par de nombreux adeptes quels que soient leur âge et leur milieu social. L'abondance et la diversité des espèces de poissons expliquent en partie cette grande popularité.
De nos jours, les techniques et le matériel ont considérablement évolué et l'image du pêcheur somnolant devant un nombre important de cannes est désormais dépassée.


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PERCHE


INFORMATIONS

Description
prise au rock vib de chez reins en 2" mint Magnifique combat avec l apparition d une congénère du meme gabarit... Quel dommage que pers ne m accompagner...
Détails
Espèce de poisson: 
Type d'eau: 
Poids (kg): 
2.0
Longueur (m): 
48.00
NO KILL: 
Oui
Date: 
21/12/12 (Toute la journée) à
Technique de pêche: 
Type d'esche: 
Conditions
Temps
 
Vent
 
Nord
6 km/h
Phase lunaire
 
Lune gibbeuse croissante
T° de l'eau
 
Pression atmosphérique

CARPE 7KG


INFORMATIONS

Description
belle carpe de 6,5kg au printemps le bouchon va sous d'un cou sec,je ferre et elle combat bien.
Ajouter un spot: 
Détails
Espèce de poisson: 
Type d'eau: 
Poids (kg): 
7.0
NO KILL: 
Oui
Date: 
12/06/11 14:50 à
Technique de pêche: 
Type d'esche: 
Conditions
Temps
 
Vent
 
Ouest
5 km/h
Phase lunaire
 
Premier quartier
T° de l'eau
 
Pression atmosphérique